Voici un exemple d'énoncé tiré de leur programme: l'élève doit reconnaître les formes de radiation (lumière visible, rayons-x, ultraviolet, infrarouge, etc.), identifier celles qui sont dangereuses (pour la peau) et savoir comment s'en protéger (crème solaire, salon de bronzage).C'est un programme qui leur permet d'apprendre la base pour se débrouiller dans la vie (approche utilitariste) tandis que les programmes du MELS ont été montés pour préparer au CÉGEP (approche technocratique). J'ai seulement lu les programmes de math et science toutefois.
Dans leur programme, au lieu d'énoncer des compétences et ensuite des concepts à apprendre, on y énonce clairement ce que l'élève doit savoir faire avec les compétences développées en lien avec un concept donné. Leur programme contient beaucoup moins de contenu théorique, c'est très concret et pratique pour tous.
En préparant les élèves pour le CÉGEP, nos programmes ont beaucoup de contenu et il n'a pas été possible d'énoncer les compétences utiles à chaque concept. Les élèves ne comprennent pas toujours pourquoi on leur enseigne toutes ces notions.
En fait, les jeunes Finlandais apprennent peu de choses, mais ce qu'ils voient ils le comprennent bien. Si leurs examen étaient plus poussés comme ceux du MELS, les élèves finlandais échoueraient selon moi. Je crois que les comparaisons internationales PISA sont faites pour évaluer des programmes peu chargés mais pratiques comme celui de la Finlande. Nos élèves voient tellement de notions qu'ils ne maîtrisent parfois pas toutes les bases. Mais certains savent résoudre une équation algébrique du deuxième degré...
Programme finlandais:
http://www.oph.fi/english/publications/2009/national_core_curricula_for_basic_education
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